Le regard de Sandra ressemble à celui de ses personnages : aussi coquin que farfelu, rigolo que touchant. Petite boule d’énergie, cette Lausannoise n’a de cesse de revoir le monde à travers ses yeux d’enfants. Elle n’a, en fait, jamais véritablement arrêté de jouer à la poupée… 
 

Sortie de la célèbre Ecole Cantonale d’Arts de Lausanne (ECAL) en 2000, elle ne se met pas qu’à la pâte à modeler. Théâtre, figuration, radio ou immersion dans les affres des musiques électroniques lors des débuts underground du Loft Club de Lausanne, mademoiselle Romy met son petit nez en trompette partout où ça bouge. De retour chez elle, au calme, elle confectionne ses drôles de personnages aux aventures rocambolesques. Ces courts-métrages seront par la suite commandés par le Cully Jazz Festival, le Caprices Festival, l’exposition « Les Jardins 2000 », le Loft Club, ou encore Moonworld, et adoptés par de nombreuses salles de cinéma.

Puisque c’est dans sa chambrette que naissent ses films, en 2001, Sandra n’a pas peur de déménager. Elle fait ses valises et part s’installer à Londres, «juste une année». Elle y restera finalement cinq ans, un long séjour rempli de rencontres fécondes, de butinage culturel et de plongée dans l’effervescence londonienne.

En 2007, cependant, elle revient au calme dans sa Suisse natale. Il y a un arbre devant la fenêtre de son atelier. Elle et ses bonhommes s’y sentent merveilleusement bien.